Actualité de la rénovation à gauche

Un Blog pour les rénovateurs du PS dans les Hauts-de-Seine

25 avril 2008

La rénovation continue ailleurs...retrouvez-moi sur mon blog !

www.alexisbachelay.fr

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14 janvier 2008

Montebourg, Aubry, les amis de DSK et Fabius prêts à travailler ensemble : se parler pour pouvoir rénover

PARIS (AFP) - Une centaine de responsables proches de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg et Martine Aubry ont affirmé dimanche leur volonté commune de travailler ensemble à la "reconstruction" du PS en faisant passer "la réflexion avant les ambitions", a-t-on appris de sources concordantes.

Pour la première fois, Jean-Christophe Cambadélis (strauss-kahnien), Claude Bartolone (fabiusien), Arnaud Montebourg, Martine Aubry et Benoît Hamon (gauche du parti) et leurs amis se sont retrouvés au Sénat pour une réunion "transcourants".

Ils se disent tous animés par la préoccupation de donner la priorité au "débat de fond" sur les questions de personnes pour remettre le PS en selle, lors du congrès de cette année dont la date sera fixée après les municipales.

"Le prochain congrès du PS doit être consacré à notre stratégie de reconstruction. La désignation de notre candidat(e) à l'élection présidentielle doit intervenir en 2010 (...) La réflexion avant les ambitions, le collectif avant notre champion, voilà notre volonté commune", affirme l'un des deux textes adoptés.

Selon M. Bartolone, le souci exprimé par les participants était de "ne pas donner le sentiment que cette initiative se fait contre Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë" et en même temps d'affirmer que ce serait "une erreur terrible que le congrès se fasse sur une pré-désignation" à l'élection de 2012.

Pour autant, a-t-il ajouté, il est exclu de "faire un rassemblement sur des positions molles" car cela ne "donnerait pas envie au PS, à la gauche et aux Français de se reconnaître" dans la démarche entamée.

Pour Jean-Christophe Cambadélis, le point commun, c'est d'abord "un état d'esprit", "la nécessité de se reconstruire en parlant du fond". "Il y a des divergences, il faut les +désépaissir+", a affirmé le député de Paris, en estimant que ce regroupement était "prometteur, mais pas abouti".

Arnaud Montebourg, le seul parmi eux à avoir soutenu Ségolène Royal lors de la désignation du candidat socialiste en 2007, a vu dans ce rassemblement "le premier acte de la recomposition politique vers la reconstruction du nouveau Parti socialiste".

Pour la maire de Lille, il s'agit de "construire le coeur du PS". François Lamy, son "bras droit", a qualifié la réunion de "très positive", relevant qu'avaient été surmontées "les réticences, qui existaient chez tout le monde au départ", à réunir des responsables ayant des divergences. "Un élément dynamique" s'est créé avec cette iniative, selon lui.

Selon M. Cambadélis, Benoît Hamon s'était finalement joint à la réunion, après qu'une réunion du courant Nouveau parti socialiste (NPS) qu'il anime avec Henri Emmanuelli, eut donné un feu vert. Mais il s'est montré "plus distant" que les autres participants.

Pour tous, le PS souffre de "son vide de direction" et du "flou dans la volonté de s'opposer de proposer", ainsi que du "bal des egos". Un texte affirme l'ambition de faire du PS "le parti de toute la gauche de gouvernement" en prenant acte de "la marginalisation du PCF".

Afin de construire "un parti qui rassemble par ses propres forces 35% des électeurs", ces responsables prônent "une véritable mutation", notamment en se dotant d'un programme qui tienne compte des "nouvelles conditions d'un capitalisme mondialisé et dominé par la finance".

Ils préconisent le maintien de la proportionnelle au nom de "la diversité" de ce PS élargi et, par "besoin d'un parti beaucoup plus proche de son électorat", l'organisation de "primaires" ouvertes à celui-ci pour choisir le candidat à la présidentielle.

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08 janvier 2008

Contre Nicolas Sarkozy, le PS s'essaie à la riposte coordonnée

PARIS (Reuters) - Accusés d'être inaudibles depuis la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle, les socialistes ont tenté mardi une riposte coordonnée face à la première conférence de presse de Nicolas Sarkozy de l'année. Tous courants confondus, les élus du Parti socialiste ont diffusé une quinzaine de communiqués, certains avant même que le chef de l'Etat ait fini de parler à l'Elysée, puis sont intervenus à chaud et tout aussi nombreux dans les médias.

De François Hollande à Aurélie Filippetti, nouvellement élue à l'Assemblée nationale, en passant par le député européen Benoît Hamon, tous ont décliné le même message: le président de la République a parlé pour rien.

"Quand un responsable public n'a pas de chiffres à présenter, il produit des mots", a ainsi estimé le premier secrétaire du PS, François Hollande, pour qui Nicolas Sarkozy a "évité de répondre aux questions essentielles" sur les salaires, l'emploi ou le pouvoir d'achat.

Le député de Corrèze a une nouvelle fois prédit un "plan de rigueur" aux Français, que la majorité garderait caché jusqu'aux municipales de mars.

"C'est du show", a lancé l'ex-Premier ministre Laurent Fabius sur France 2.

"Qu'on assouplisse les 35 heures, très bien, mais en finir avec les 35 heures, cela veut dire qu'il n'y aura plus de durée légale du travail, donc plus d'heures supplémentaires, donc que les gens vont gagner moins", a-t-il dit.

"Alors, il invente ce thème qu'il sert à toutes les sauces, la politique de civilisation", a-t-il ajouté.

Pour Julien Dray, porte-parole du PS, le chef de l'Etat s'est livré à "un constat d'impuissance" - un "long discours creux" selon les mots de Razzy Hammadi, récemment promu "secrétaire national chargé de la riposte" et auteur de trois communiqués en trois heures.

"Un moulin à paroles" sans aucune mesure concrète, a résumé Arnaud Montebourg sur France Info.

Comme elle en a pris l'habitude depuis cet automne, Ségolène Royal a choisi quant à elle de convoquer la presse dans ses bureaux parisiens pour réagir, acceptant pour une fois de répondre aux questions après une brève déclaration.

Raillant un président devenu le "propre commentateur de son inaction", brandissant le programme de son adversaire dûment surligné, l'ancienne candidate présidentielle l'a sommé de "passer du discours aux actes", notamment sur la revalorisation du minimum vieillesse et des petites retraites.

TOUCHE PAS AUX 35 HEURES

Au risque de friser l'overdose médiatique - et à l'exception des proches de Ségolène Royal - cette réponse avait fait l'objet de plusieurs réunions de coordination. La stratégie avait été brièvement et sans succès expérimentée pendant la campagne présidentielle où une équipe de "voltigeurs" était chargée de relayer les propositions de la candidate.

Lundi, quelques dirigeants se sont retrouvés autour du premier secrétaire pour "donner le la" de la riposte, des "messages" sont ensuite partis vers les attachés parlementaires et les entourages des "éléphants".

A l'heure où les velléités se multiplient pour prendre la tête du PS, l'initiative a le mérite de recentrer le débat sur François Hollande, qui quittera son poste lors du prochain congrès.

"L'idée ce n'était pas de contraindre quiconque mais de lancer la machine. Libre à tout le monde ensuite de se raccrocher. Et on voit que ça marche quand il y a la volonté de quelques uns d'accepter d'être un peu derrière", se félicite un secrétaire national.

Une grande partie des attaques socialistes s'est concentrée sur les propos présidentiels contre les 35 heures, mesure emblématique de la "gauche plurielle". Pour le PS, il s'agit d'une "régression sans précédent depuis un siècle".

"Après avoir défendu la valeur travail, Nicolas Sarkozy s'en prend aux travailleurs et à leurs droits", souligne un communiqué commun.

Alors que des négociations sont en cours avec les syndicats, "c'est faire preuve d'un cynisme absolu que d'afficher la volonté de revenir de manière délibérée et unilatérale sur la durée légale du travail", a dénoncé de son côté le président du groupe PS au Sénat, Jean-Pierre Bel, dans un communiqué.

Pour Ségolène Royal, qui avait pourtant émis des réserves sur les 35 heures pendant la campagne présidentielle, "cela préfigure la fin de la durée légale du travail et met par terre une des principales propositions" de Nicolas Sarkozy, à savoir la défiscalisation des heures supplémentaires.

Si on ne mesure plus le temps de travail, on ne peut plus payer plus les heures sup', "il va falloir qu'il revoit sa copie sur ce sujet-là", a-t-elle déclaré.

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lettre à un ami perdu dans Disneyland

Dans une lettre au ministre des Affaires étrangères, Arnaud Montebourg juge notamment que "la rupture de Nicolas Sarkozy dans laquelle [Bernard Kouchner] a voulu jouer [le] laissera sur le carreau, en loques et seul au monde". Pour le député PS de Saône et Loire, Bernard Kouchner doit démissionner au plus vite du gouvernement. S’il veut sauver ce qui reste de son image et rester fidèle à ce qu’il a été.

Voici le texte intégral de la lettre prublié dans le Nouvel Observateur daté du 3 janvier :

Lettre à un ami perdu dans Disneyland

Mon cher Bernard,

Pour moi, tu es d’abord un ami, un homme de haute estime qui, dans tes actes, a contribué à changer la face de ce triste monde.

Pour nous tous, tu as inventé la théorie du droit d’ingérence d’abord médical et humanitaire, puis politique et judiciaire, cette ingérence qui fait céder la dictature devant l’impératif humain.

Tu n’étais pas un homme de parti ; tu te voulais en marge, un franc-tireur, c’est pour cela qu’au côté des Français nous t’aimions.

Tu fus un bon ministre de la santé dans le Gouvernement Jospin : droit des malades, équilibre de l’assurance maladie, et soutien aux hôpitaux de proximité. J’aimais ta manière d’aborder les problèmes et de les régler. Ton intransigeance te faisait avancer.

Mais aujourd’hui, Bernard, tu le sais toi-même, la « rupture » de Nicolas Sarkozy dans laquelle tu as voulu jouer, te laissera sur le carreau, en loques, et seul au monde.

Car la politique étrangère de Sarkozy, c’est l’exact contraire de tes valeurs et de tes choix, puisqu’elle consiste non pas à restaurer la force de la parole de la France, mais au contraire, par narcissisme pulsionnel de son président, à se jeter aux pieds de tout ce que le monde compte de puissants, même condamnables. Sarkozy veut la photo avec tes ennemis historiques et moraux, et toi il ne te reste qu’à tenir la chandelle...

Le French Doctor en voyage officiel a Pékin, sous pilotage sarkozyste, n’a pas même un mot pour son ami le Dalaï Lama... As- tu oublié, Bernard, cette si belle leçon de diplomatie que ce toast assassin du Président Mitterrand au grand dîner d’apparat du Kremlin où il mentionna dans un silence de mort le nom de Sakharov ?

Les félicitations de l’Elysée à Poutine, auteur d’élections frauduleuses et probable commanditaire d’assassinats d’opposants, sont elles justifiées ? Ce ne sont pas des chapeaux -comme tu l’as si bien théorisé toi même- qu’il te faudra avaler, mais à ce rythme les Galeries Lafayette toutes entières.

L’épisode misérable et inquiétant de la visite de Khadafi à Paris a montré ce qu’est devenue cette brillante politique étrangère à laquelle tu prêtes désormais ton nom : la diplomatie française ridiculisée, le président contredit publiquement, la leçon de Khadafi à la France sur les droits de l’homme, les contrats inventés pour la plupart et envolés pour ceux qui restent... Beau succès !

Bien sûr, tu diras que ce ne sont pas tes décisions. Mais c’est là tout le problème, cher Bernard. Tu le sais mieux que d’autres, ce n’est pas toi le véritable Ministre des Affaires étrangères, mais l’omnipotent patron de la cellule diplomatique de l’Elysée, Jean-David Levitte qui fait nommer les ambassadeurs, construit les stratégies, représente le président et négocie dans ton dos. Toi tu es bon pour recevoir les ONG, pendant que les choses sérieuses se décident ailleurs... Tu es bon pour aller à la télévision ou à l’Assemblée nationale porter les lourdes valises de ce que tu désapprouves. Jusqu’à quand ?

Combien d’autres « heureux hasards », comme ce prétexte que tu imaginas pour t’échapper du piège Khadafi à Paris, faudra-t-il que tu inventes pour organiser ta défausse, habiller ta mauvaise conscience, et dissimuler ta gêne désormais publique ?

Jusqu’ou l’humiliation devra-t-elle faire entrer son mauvais parfum dans ta tête pour que tu réagisses enfin ? Je fais partie de ceux qui ne peuvent pas croire que tu es homme à te laisser réduire par la cuisson du pouvoir à ce tout petit rôle de figurant, comme le montrent ces images répétitives de ton effacement.

La seule explication que je vois, c’est que tu as un accord politique avec ton nouveau maître, le Président Sarkozy, pour te faire accepter ce que ton amour propre rend inacceptable.

La glissade atlantiste incontrôlée dans laquelle les sarkozystes emmènent la France a semble-t-il reçu ton soutien. Tu étais le seul homme à gauche à soutenir l’expédition américaine en Irak en 2003, quand Sarkozy était l’un des rares à droite à soutenir les funestes projets de l’Administration Bush. Le récent voyage du Président français aux Etats Unis fut remarquable, en ce que la France n’a pas dit un mot de désapprobation contre l’incroyable manipulation de l’opinion publique mondiale sur la prétendue détention par l’Irak d’armes de destruction massive.

Tes déclarations bellicistes sur l’affaire iranienne s’emboîtent parfaitement avec les desseins de la fraction la plus dure des Républicains américains, au moment même où les agences de renseignement américaines ont rendu un rapport (National Intelligence Estimate) invalidant, au point de les ridiculiser comme celles d’un vassal aveugle et empressé, les déclarations du Président français et de son Ministre des Affaires étrangères que tu es.

Ce ciment atlantiste qui t’unit à Sarkozy serait donc celui qui te maintient à flot dans cette pitoyable comédie, qui commence a Disneyland mais finit dans la tragédie d’une guerre incontrôlable, peut-être mondiale.

Si c’est ce sinistre dessein qui te fait composer ainsi jusqu’avec toi-même, je préfère te dire que tu ne t’en relèveras jamais. Les Français ne te le pardonneront pas. Nous non plus. Le mieux pour toi-même et pour la France serait que tu prépares ta sortie. Commence à réfléchir à ce que tu écrirais dans ta lettre de démission. Tu seras ainsi encore Bernard Kouchner, pour longtemps.

Bien affectueusement a toi.

Arnaud Montebourg

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01 janvier 2008

Vincent Peillon "perplexe" face à la "politique de civilisation" de Sarkozy

PARIS - Le député européen PS Vincent Peillon s'est dit mardi "perplexe" face aux concepts de "politique de civilisation" et de "nouvelle Renaissance" défendus par le chef de l'Etat dans ses voeux aux Français. "De quelle renaissance s'agit-il? Notre croissance est en berne, on est moqués sur le plan européen", a déploré l'ancien porte-parole de Ségolène Royal sur RTL.

"Nicolas Sarkozy tel qu'il fait les choses aujourd'hui marque une rupture par rapport avec une histoire (...) mais je ne vois pas ce qu'il apporte, si ce n'est une touche personnelle que tout le monde commente à longueur de journée et qui est essentiellement de la vulgarité", a ajouté M. Peillon.

Le député européen a estimé que les voeux présidentiels relevaient d'"un discours d'une forme assez classique mais avec le tempérament de Nicolas Sarkozy, c'est-à-dire qu'il voulait tout embrasser en même temps et jeter des bouquets de promesses en cette nouvelle année."

Evoquant notamment la mise en place des franchises médicales, M. Peillon a critiqué "cette façon de faire de la politique": "Pour le coup c'est le pétainisme français, c'est nous prendre pour des imbéciles, c'est-à-dire qu'on ruine la France, on fait des cadeaux aux plus riches, on est l'ami des patrons, on se comporte comme un gougnafier et en plus on veut faire croire (...) qu'il faut à tout prix prélever sur les gens les plus modestes des franchises médicales pour soigner la maladie d'Alzheimer". AP

sm/ljg

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Arnaud Montebourg critique les "voeux d'autojustification" de Nicolas Sarkozy

PARIS - Le député socialiste de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg a estimé mardi que Nicolas Sarkozy s'était livré lundi soir à "des voeux d'autojustification, d'ailleurs assez difficiles car les résultats ne sont pas au rendez-vous". "Il a cherché dans son style de campagne électorale permanente à nous vendre sa politique, ce qu'il peine de plus en plus à faire", a ajouté sur France Inter M. Montebourg.

L'ancien porte-parole de Ségolène Royal a dénoncé les "concepts nouveaux" défendus par le Président de la République comme la "politique de civilisation": "ça ne veut absolument rien dire, c'est certainement pour faire causer". Le député socialiste a néanmoins exprimé ses craintes que le Président de la République n'entraîne par son action diplomatique la France dans une "croisade de l'affrontement des civilisations".

Le chef de l'Etat a lancé lundi soir, dans ses voeux aux Français, l'idée d'une "politique de civilisation", appelant également à une "nouvelle Renaissance" de la France. AP

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19 décembre 2007

Après l'affaire Gaymard, le directeur de cabinet de Mme Boutin loue un appartement à loyer modéré

PARIS (AFP) - Le directeur de cabinet de la ministre du Logement, Christine Boutin, loue un appartement à loyer modéré appartenant à la RIVP (Régie immobilière de la ville de Paris) depuis 1981, a-t-on indiqué au ministère du Logement confirmant une information du Canard Enchaîné. Interrogé par l'AFP, le ministère a expliqué que Jean-Paul Bolufer louait un logement à la RIVP depuis 1981 et qu'il payait ses loyers depuis cette date au tarif fixé par la Régie.

Le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a jugé mercredi le cas "profondément choquant".

"Il y a des choses scandaleuses. Je ne sais pas si c'est vrai, mais en tous cas on va demander à Mme Boutin", a déclaré M. Ayrault sur Canal+.

Selon l'hebdomadaire satirique daté de mercredi, M. Bolufer, préfet hors cadre, bénéficie d'un appartement de 190m2 dans le quartier de Port-Royal (Vème arrondissement), avec vue sur la chapelle du Val-de-Grâce, au prix de 6,30 euros le m2. Les prix du secteur, remarque l'hebdomadaire satirique, se situe généralement dans le parc privé entre 20 et 30 euros le m2.

M. Bolufer se serait vu attribuer ce logement en 1981 quand il était directeur adjoint du cabinet de Jacques Chirac, alors maire de Paris.

Selon le Canard, il l'aurait même sous-loué entre 1989 et 1996, alors qu'il avait été nommé à Toulouse puis de 1997 à 2007, alors qu'il bénéficiait d'un logement de fonction à Paris comme directeur des Journaux officiels.

Dans un communiqué transmis en début de soirée à l'AFP, le ministère du Logement "s'étonne du contexte dans lequel ces allégations apparaissent s'agissant d'une situation locative bien connue".

"Le directeur de cabinet tient à faire savoir qu'il est titulaire du bail de son actuel appartement depuis 1981 sans avoir bénéficié à aucun moment d'un privilège personnel (...) Si des erreurs ont été commises, elles ne peuvent être imputées qu'à une mauvaise gestion du bailleur à qui il appartient d'exiger, le cas échéant, de ses locataires toutes les justifications requises", ajoute le communiqué.

"Tout autre commentaire qui revêtirait un caractère diffamatoire relèverait désormais de l'intervention de son avocat", conclut le ministère.

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17 décembre 2007

PARIS (AFP) - Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner soutient Bertrand Delanoë

PARIS (AFP) - Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a répété lundi qu'une élection à Paris de la candidate UMP Françoise de Panafieu "ne lui déplairait pas non plus", après avoir suscité des remous en semblant soutenir la veille le maire sortant PS Bertrand Delanoë. Interrogé sur Europe 1, M. Kouchner a affirmé qu'il n'avait "pas exprimé de préférence" pour les municipales à Paris "devant deux candidats excellents".

"Je pense que Bertrand Delanoë est un bon maire, donc ça ne me déplairait pas (qu'il soit réélu, NDLR). J'ai avec lui des rapports courtois et fraternels. Françoise de Panafieu est une amie que je connais depuis années (...) et ça ne me déplairait pas non plus". "Les électeurs trancheront", a-t-il conclu.

Interrogé dimanche sur Radio J sur l'éventualité d'une victoire de M. Delanoë à Paris aux municipales en mars, M. Kouchner avait répondu: "ça ne me déplairait pas", ajoutant aussitôt: "je ne vous ai pas dit que Françoise de Panafieu me déplaisait".

"C'est de la sincérité, ce qui dans le monde politique fait tache", a plaidé lundi le chef de la diplomatie, ancien membre du PS.

Interrogé pour savoir si les membres du gouvernement issus de la gauche pouvaient ainsi soutenir certains opposants qui le combattent, M. Kouchner a refusé de répondre à la question.

"L'ouverture n'est pas un rapt, on ne m'a pas demandé de changer d'idées et le président de République, qui lui n'est pas sectaire comme d'ailleurs les Français ne sont pas sectaires, pense qu'il ne faut pas que je change d'idées, je n'aurais plus d'intérêt", a-t-il par ailleurs expliqué.

Certains responsables UMP de la capitale avaient rapidement protesté dimanche après les propos de M. Kouchner, comme Claude Goasguen, tête de liste UMP dans le XVIème arrondissement, qui l'a appelé à "tirer les conséquences de son acte" sans toutefois prononcer le mot de démission.

Mme de Panafieu avait assuré pour sa part qu'elle n'était "pas choquée".

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13 décembre 2007

Besancenot toujours bien placé dans les sondages, talonne Royal et Delanoë

1158106679_besancenot_toujours_bien_place_dans_les_sondages_talonne_royal_etPARIS (AFP) - Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, est toujours bien placé dans les sondages, en particulier chez les sympathisants de gauche, talonnant Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. Selon un sondage BVA-Orange pour L'Express à paraître jeudi, l'ex-candidat à la présidentielle est dans le dans le quatuor de tête des personnalités de gauche pour lesquelles l'ensemble des Français souhaitent "davantage d'influence dans la vie politique", à 39%, juste après Ségolène Royal (40%), Dominique Strauss-Kahn (42%) et Bertrand Delanoë (46%).

Sa cote d'influence est plus élevée chez les sympathisants de gauche: 61% voudraient lui voir jouer un rôle plus grand. Il talonne de près Ségolène Royal (65%) et Betrand Delanoë (62%).

Par ailleurs, avec 57% d'opinion favorable, le jeune facteur est l'une des personnalités de gauche les plus populaires aupres de l'ensemble des Français, devant Ségolène Royal (54%), et derrière Arlette Laguiller (58%), Jack Lang (64%), DSK (67%) et Bertrand Delanoë (72%), selon un sondage IFOP Paris Match à paraître jeudi.

Une partie du sondage BVA-Orange a été réalisée en face à face du 6 au 8 décembre auprès d'un échantillon national de 989 personnes de 18 ans et plus, l'autre ("questions d'actualité") du 7 au 8 décembre par téléphone auprès de 957 personnes de 18 ans et plus (méthode des quotas dans les deux cas).

Sondage IFOP les 7 et 8 décembre par téléphone auprès d'un échantillon national de 1.010 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Notices complètes disponibles à la commission nationale des sondages.

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12 décembre 2007

Quand Kadhafi balance Sarkozy...

PARIS (Reuters) - Mouammar Kadhafi a assuré mardi que la question des droits de l'homme n'avait pas été évoquée lors des discussions qu'il a eues lundi avec Nicolas Sarkozy, contredisant le président français.
"Nous n'avons pas évoqué, moi et le président Sarkozy, ces sujets", a déclaré le dirigeant libyen dans un entretien accordé à France 2.

Nicolas Sarkozy avait déclaré lundi à la presse : "J'ai dit au président Kadhafi combien il fallait continuer à progresser sur le chemin des droits de l'homme, dans tous ses aspects, tout ce qu'il restait à faire."

Selon le numéro un libyen, "nous sommes des amis assez proches. Nous coopérons. Nous avons évoqué les questions de coopération entre les deux pays. Nous avons évoqué tous ces contrats dans tous les domaines et dans l'intérêt des deux pays, la coopération euro-africaine, l'union méditerranéenne, idée proposée par le président Sarkozy, la coopération des deux côtés de la Méditerranée".

Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste, radical et citoyen à l'Assemblée, s'est ému devant les députés de ces déclarations contradictoires.

"Qui dit la vérité ? Nous avons le droit, nous à l'Assemblée nationale, d'exiger la vérité", a-t-il déclaré, se demandant : "Pour monsieur Sarkozy, peut-être que seule compte aujourd'hui la signature de contrats commerciaux et militaires ?"

Dans son interview à France 2, le colonel Kadhafi a rejeté en bloc les critiques le visant ou le régime libyen, précisant ne pas avoir été informé des polémiques déclenchées par sa venue en France.

Il a notamment affirmé "qu'il n'y a pas un seul prisonnier politique en Libye" et "qu'aujourd'hui, la question des droits de l'homme ne se pose pas."

"La Libye est arrivée à bon port en instaurant la démocratie populaire directe, il n'y a pas d'élections en Libye parce que les Libyens n'élisent pas leurs dirigeants, ce sont les Libyens qui se dirigent eux-mêmes", a-t-il dit.

"Pourquoi voulez-vous qu'on me critique ? Moi, je ne dirige rien, je n'ai pas de pouvoir, pas de compétences politiques ou administratives. C'est le peuple qui gère ses affaires, c'est lui qui détermine les lois et qui prend les décisions", a-t-il ajouté.

Interrogé notamment sur l'attentat du DC10 d'UTA en 1989, Mouammar Kadhafi a affirmé que l'Etat libyen n'était pas impliqué en tant que tel.

"Il y a des gens qui ont été accusés ou qui ont été condamnés pour ces affaires. Il ne s'agit pas de l'Etat libyen, il s'agit d'individus. Faut-il rendre coupable un Etat pour tous les crimes commis par ses citoyens ?", a-t-il demandé.

Le numéro un libyen a nié avoir justifié le terrorisme lors du sommet UE-Afrique de Lisbonne.

"Je n'ai jamais dit cela, je n'ai jamais dit que les pays pauvres devaient recourir au terrorisme", a-t-il dit.

Jean-Baptiste Vey et Gérard Bon

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